Putain ce nombre.
J'suis allée me coucher à 22h, complètement crevée, espérant pouvoir dormir et n'avoir aucun mal à me lever demain matin. Et puis paf, que je me pose une question : Et si ce putain de cauchemar, il se réalisait ?, j'ai peur qu'il lui arrive quelque chose. En général mes rêves ont toujours un lien proche ou lointain avec la réalité, alors, quand ils se reproduisent plusieurs nuit de suite, que tu en es le sujet principal, et que tu y perds la vie par 13 coups de couteaux dont un en plein coeur, c'est con, mais oui, j'ai peur. J'ai très peur qu'il t'arrive quelque chose, je ne suis même pas à côté pour m'assurer que tu vas bien. Une obsession proche ou lointaine de ce chiffre, de toi, ça me rend complètement folle. Après, c'est peut être cette manie d'ouvrir grand les yeux quand je vois un 13, cette obsession, c'est peut être ça qui me fait faire, et refaire ce rêve. Alors, une fois que je me suis imaginée ma vie, sans toi, ou plutôt, avec toi, mais plus l'âme que le corps et l'âme, j'ai versé quelques larmes, j'ai essayé de penser à autre chose, pour m'enlever cette image sordide de la tête, et puis j'ai essayé de dormir. Toujours pas, une autre question Mais où t'en es ? tu fous plus rien en cours, vraiment plus rien, ta mère va vraiment finir par n'avoir plus aucune confiance en toi après ces milles "Oui, je vais bosser :)", t'es de plus en plus incapable de le faire mais va leur expliquer ta version de tout ça, toi. Va leur expliquer que pour toi la vie, c'est pas les études, que préparer un avenir dont t'es pas sûre de profiter, dont t'es pas sûre de vouloir. On nous prépare à quoi ? A avoir de l'argent, à vivre "heureux". Je veux pas passer une éternité à "étudier". (oui, j'ai sûrement mal fait de choisir le général.) On me l'a prouvé plusieurs fois, après tout, qu'avec rien, tu peux avoir ce que tu veux, tu peux, ils suffit de le vouloir, plus que tout. (je suis d'accord, cela ne fonctionne pas pour tout.) Mais putain si ma vie pouvait se résumer à un énorme camping avec les gens que j'aime, mais vous imaginez pas, j'mourrais heureuse quoi. Potes-Plein air-Musique-Fête quotidienne. Oui, bien sûr, c'est impossible de vivre tout le temps comme ça. Mais c'est ça qu'est con. Et vous savez pourquoi ? Parce que c'est l'argent, il régit tout. Et je n'arrive toujours pas à dormir. J'enchaîne question sur question, inquiétude sur inquiétude. Remise en question : Je suis tout l'inverse de ce que je suis censée être, je ne me plais pas comme je suis, non, il faut que je sois "plus", plus moi, plus comme je suis dans ma tête. J'aurais bien besoin de mettre les choses à plat, d'en oublier certaines, de m'obliger à me concentrer sur d'autres, et peut-être, à ce moment là, ça ira mieux.
Et puis je t'assure que ton retour en tant que bloc préféré de mes pensées, n'est pas pour arranger les choses, je sais pas ce que tu fous là, ni comment t'as réussi à y revenir, mais putain, si tu savais ce que j'en ai marre, de penser à toi même en montant des escaliers au lycée. Dès que j'entends ton nom, n'importe quoi qui a ne serait-ce qu'un petit rapport avec toi, dès que j'entends une chanson qui a un lien plus ou moins fort avec toi, tout de suite, tu rentres dans ma tête et t'en sors pas avant une heure, faut que tu m'expliques sérieusement. J'ai l'impression de penser à toi, comme on pense à un mort. Mais t'es encore parmi nous ? rassure-moi ? J'ai l'impression d'être capable de pleurer ton absence, alors qu'au final, t'es pas si loin, et on se reverra. Je dois être la plus conne des connes aujourd'hui. T'as cette manière de toujours tout chambouler aussi. Tu m'énerves.
Ballade de basse - Louise Attaque # Souviens-toi la douleur quand elle ne se voit pas.